A l’initiative du entités membres du cadre de réflexion et d’action à savoir l’ANC (Alliance nationale pour le Changement), les FDR (Forces démocratiques pour le Changement), le FCTD (Front Citoyen Togo Debout) et Novation internationale, s’est tenue à Lomé, le dimanche 23 mars, la première manifestation publique de l’année 2025 qui a réuni sur le terrain d’Akassimé les populations de la capitale togolaise, Lomé et des localités environs. Par cette action, acteurs de la classe politique et de la société civile togolais ont voulu exprimer leur opposition face à la constitution du 6 mai 2024 qu’ils qualifient d’’illégale et illégitime’. ‘Le Peuple togolais dit non à une constitution illégale et illégitime’, pouvait-on lire sur une grande affiche déployée sur le terrain du meeting.

Devant une assistance acquise à frange des contestataires de la nouvelle constitution qui bascule le Togo dans un régime parlementaire, le président de l’ANC, Jean Pierre Fabre parlant au nom de ses pairs, s’est quasiment substitué à un expert constitutionnaliste. Il part d’une étude comparée des deux lois fondamentales, notamment celle de 1992 et celle de 2024 pour enfin relever ce qu’il appelle les ‘incohérences’.

« Au-delà du fait que l’adoption de la nouvelle constitution bafoue la souveraineté populaire, elle contient des incohérences inacceptables. Elle instaure un régime hybride qui est loin d’être un régime parlementaire puisqu’elle affaiblit même le Parlement », clame l’ancien chef de file de l’opposition togolaise. Aux dires de l’homme de kodjoviakopé, la nouvelle constitution instaure plutôt au Togo une dictature personnelle et militaire et de ce fait les forces démocratiques n’entendent pas laisser passer une telle forfaiture. Aussi appelle-t-il à plus de mobilisation pour faire fléchir le pouvoir de Faure Gnassingbé.

De son côté Pr. David Dosseh s’est voulu plus précis. « La nouvelle constitution est destinée à permettre au chef de l’Etat actuel, après quatre de mandats, de continuer à rester à la tête du pays. Nous ne venus pour dire que nous ne sommes pas d’accord avec cette exception togolaise », a-t-il laissé entendre.

Plus tôt, le Professeur David Dosseh du FCTD et le patron des FDR se sont succédé au pupitre pour dénoncer entre autres la pauvreté ambiante qui règne au Togo et la mauvaise gouvernance en passant par les dérives judicaires et entraves administratives. Sur ce dernier point, les organisateurs évoquent des entraves policières qui ont empêché un grand nombre leurs militants et sympathisants des localités environnantes de Lomé de rallier le lieu de manifestation.

« De quoi ont-ils (les dirigeants) peur ? », s’est interrogé Me Paul Dodji Apevon.
La manifestation a connu la présence effective d’autres des partis politiques. Au nombre de ces personnalités figurent le président du PSR, Pr Komi Wolou, Claude Ameganvi du Parti des travailleurs, le collège des présidents de la DMP (Dynamique pour la majorité du Peuple) composé de la députée Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Targone Sambiri, Alassane Abdoulaye.